Get loud!

A love letter to my forever single sisters

#ad #disclaimer: cette chronique est sponsorisée par les chocolate brownie ice cream de Ben&Jerry’s et surtout les coeurs brisés de mes soeurs.
Disclaimer for real: cet article traite principalement de relations hétérosexuelles exclusives. Il ne s’agit pas de disqualifier les autres formes de relations mais plutôt une volonté de ne parler que de ce qui me concerne et jamais à la place d’autres. Toute personne qui souhaite  prolonger cette conversation en abordant d’autres formes de sexualités est la bienvenue en commentaire ou en publiant un autre article sur le site (contactez woke@weareresisters.org)
Le disclaimer le plus long de la blogosphère s’arrête ici 🙂

 

⏩ Avant de passer au TOP 5 des f*ckboys, commençons par un peu de #realtalk! ⏪

Il y a quelques jours je rentrais de New York et le trajet fut pénible. Tout commença à Harlem où la police encercla le quartier à cause d’une fusillade dans une école. Ensuite, l’escale à Londres où j’apprends que ma correspondance est annulée (je comprends mieux le surclassement soudain du vol précédent). Et enfin, mon arrivée lorsque j’apprends que mon bagage est resté à New York! Ah oui, et entre temps j’avais renversé un grand verre de jus d’orange (que je ne bois pourtant jamais) sur moi sans avoir de tenue de rechange. Bref, j’étais lessivée!

En ouvrant la porte de chez moi j’étais éprise d’un sentiment nouveau… Je n’arrivais pas bien a le définir. Par contre, je me rappelle avoir pensé “de tout façon personne ne m’attends donc je peux juste craquer”. J’étais triste. En réalité je me souviens avoir espéré avoir un compagnon et/ou un enfant à serrer dans mes bras pour me consoler… Voir un chat ou un lapin… Euh, un poisson rouge peut-être?! Non plus! Du coup je me suis acheté un nouveau cactus. Les seuls qui résistent à mon train de vie. Bref, on va parler des relations sentimentales foireuses. 

A la veille d’achever l’écriture de cet article une amie déboule chez moi en pleurs pour m’annoncer qu’elle vient de mettre un terme à une récente relation. Ses pleurs n’étaient pas tant le regret de cette relation mais plutôt la “peur de ne pas rencontrer un homme bien, de finir seule. Comme si je ne méritais pas d’être heureuse”. Une peur d’être célibataire alors qu’elle a cette envie de construire une famille après deux relations très compliquées. 

Des histoires comme ça j’en ai entendu, consolé et vécu des dizaines. Littéralement.  Ces discussions je les ai eues avec des femmes en Europe, aux Etats-Unis, en Asie et en Afrique. Elles sont toutes extrêmement brillantes, intelligentes, drôles, indépendantes intellectuellement et économiquement, elles sont de belles personnes. La plupart d’entre-elles aspirent à une vie de couple saine et s’en donne les moyens, créent les opportunités. Pourtant les soirées à descendre des pots de Ben&Jerry’s se suivent et se ressemblent. Des soirées à se remettre en question du style « mais je fais tout ce qui me rends heureuse alors qu’est-ce qui ne va pas chez moi? ». Des remises en question qui altèrent le bien-être et la confiance en soi. Un célibat subit plutôt que choisi. Un célibat qui peut être une souffrance.

Amoureuse ou militante, et pourquoi pas les deux?

Début mai, j’assistais à un événement organisé par une association féministe et antiraciste française à Paris et à la fin toutes les représentantes remerciaient leur entourage dont leur époux. J’ai été frappée de constater qu’elles étaient pratiquement toutes mariées. J’étais fascinée de voir que cette génération (mi-vingtaine) avait réussi à concilier une vie de militante avec une vie de couple apparemment saine. L’une d’entre-elles me confiera qu’elle ne vit pas une relation idyllique mais que son compagnon est “ouvert à la réflexion” et respecte ses choix de vie. Une petite révolution pour moi qui venais d’un milieu militant bruxellois où, dès qu’une femme était “trop” vocale, on lui rappelait que ses engagements pourraient “effrayer les hommes”. Je n’étais pas sûre que ce soit de la bienveillance envers ma vie sentimentale ou la peur que je prenne trop de place sur leur trône de pacotille…

Après tout, c’est vrai que c’est un milieu qui sert aussi aux rencontres, à l’instar d’un club de tennis ou d’un groupe de lecture. D’ailleurs, il y a peu, un jeune homme me confiera avoir eu un crush pour moi à l’université mais une personne lui aurait dit “elle, c’est une féministe, laisse tomber. Elle va te casser la tête”. #hisloss

J’ai aussi vu de nombreuses militantes arrêter leurs engagements et rompre avec ce milieu après s’être mises en couple. Il ne s’agit pas ici de celles qui décident que leur famille est leur première priorité. “Non mais elle a toujours un rôle en soutenant son mari dans la lutte”. Quelle lutte? Celle de l’invisibilisation des combats des femmes dans la sphère privée? Celle de l’instrumentalisation de leur travail gratuit et sans reconnaissance pour grandir l’égo d’un mari? 

Mes écrits paraissent durs et pourtant tout ceci je l’ai observé. J’en suis tombée malade et j’ai démissionné de tous mes engagements associatifs après avoir refusé de participer à cette hypocrisie qui n’est qu’une partie d’un système de domination dont il est encore tabou de parler – j’entrerai dans les détails dans un “Pourquoi j’arrête le bénévolat ou l’exploitation capitaliste des bonnes intentions” soon.  

L’émancipation du coeur

Pour être honnête, jusqu’à il y a 3 ou 4 ans je n’étais pas vraiment intéressée par les relations amoureuses. J’avais peu d’exemples de couples sains dans mon entourage et c’était souvent des jeux de pouvoirs dans lesquels la femme se résignait a faire les plus grands sacrifices (temps, projet, argent, carrière) après une longue période de discussions, concessions et chantages en tous genres. Je m’étais faite à l’idée qu’il me “faudrait” passer par cette case couple et même mariage mais je remettais cela à plus tard pour ne pas avoir de regrets et surtout ne pas projeter mes frustrations sur mon couple ou mes enfants.

Une perspective qui a changé à force de rencontres et de prise de confiance en moi. Je me suis rendue compte que si, il est tout à fait possible de vivre des relations saines tant amicales qu’amoureuses et que se connaître soi en était la clé. Savoir qui l’on est, ce que l’on attend de soi, ses limites, ses aspirations, ses marges de négociations est nécessaire. Et puis il y a l’indépendance intellectuelle et économique qui offre la possibilité (le privilège) d’être dans un couple car on apprécie la compagnie de l’autre et non pas par facilité fiscale ou parce-que c’est “moins pire” ou par capitulation face aux injonctions sociales a être en couple (et hétéro de préférence!). 

Une compagnie qui n’est pas de l’amitié et mêle désir d’épanouissement et désir de l’autre. Grandir ensemble souvent, grandir séparément parfois. Accepter les moments de solitudes de l’autre, tout en nourrissant cette relation construite à deux (ou plus) en apprenant ensemble sur soi, sur nous, sur notre environnement. S’encourager dans les projets de l’autre même s’ils sont différents des siens. Accepter cet énorme défi qu’est la vie ensemble par volonté et non pas par conformisme. Lire les moments de discorde comme des apprentissages et des remise en question et pas automatiquement comme une incompatibilité définitive. Je crois en l’amour révolutionnaire et spirituel mais pas en l’amour uniquement romantique. Un Amour qui dépasse les personnes impliquées, qui est plus grand que soi. Un Amour qui force à l’humilité et à considérer l’autre comme son égal.e.

Si tu me dis: “réveilles-toi meuf”! Je te répondrais “stop killing my vibe”. Libre à toi d’arrêter d’y croire ou de vouloir quelque chose de plus passionnel. Le plus important, c’est que l’on décide d’entamer des relations qui font sens pour soi. Je crois en la coexistence des vérités et non pas en une vérité universelle. Il n’y a donc pas une bonne manière d’être en couple. Bottom line: do you without losing yourself in the process!

Après cet instant “deep”, voici le Top5 des f*ckboys 🎉

Toute ressemblance avec des personnes réelles est puuuuuurement fortuite *ahem*

5. Le chercheur indécis.

Il fait un doctorat dans une discipline que 7 personnes sur terre peuvent comprendre. Il veut se poser mais n’a jamais le temps d’appeler. Tous les moments à 2 sont chronométrés pour ne pas perdre une minute… Pourtant au dernier moment il utilisera la carte “mon directeur de thèse a besoin de moi” pour annuler un date. Elle ne comprends pas où elle se situe dans l’échiquier de sa vie. Elle patiente car elle admire les hommes ambitieux qui croient en eux… Mais à force de ne jamais prendre le temps est-ce vraiment une relation? Puis elle se projette pour les 5 prochaines années de sa thèse. Oulala…  Next

4. L’homme d’affaire bien sous tous rapports.

Grands yeux noisettes il a ce regard rieur et déterminé. Chemise en soie grise claire, il a cette assurance qu’elle aime, qui la fait se sentir safe (no judgment zone, chacun.e son trigger :). Il a son entreprise, ses trois enfants d’un précédent mariage et donne l’impression d’être un homme responsable. Il vient la chercher, lui ouvre la portière, paie l’addition et la complimente sans cesse… sur sa beauté. Son sourire, son rouge à lèvres et sa silhouette. Elle a pourtant milles autres talents. Puis il tente une “incartade” et l’invite dans son Bachelor pad, elle refuse. Tout s’éclaire. Le lendemain il utilisera la carte de l’ex pour mettre fin à la relation  #byeplayboy #notyourtrophy! 

3. Le fraîchement divorcé.

Lui c’est un gros steak. Ca fait clairement longtemps qu’il n’a pas été dans la playroom et il a la dalle. Il s’est inscrit sur Tinder, Minder, Bumble, Happn et Muzmatch. Il  parle de transition énergétique et de testicules dans une même conversation. Là elle aurait déjà dû se douter du capharnaüm dans son esprit. Elle met ça sur le compte du divorce. Puis un jour il lui demande d’aller au cinéma à 23h, elle refuse. Il ne donnera plus signe de vie… Enfin si, 4 jours plus tard pour demander le numéro de sa cousine à elle. Adios!

2. Le progressiste de façade.

Il est de toutes les manifs et de toutes les actions politiques. Il promeut des programmes culturels pour mettre en avant la représentation des personnes marginalisées. Il trouve des fonds pour soutenir des actions politiques pour lutter contre les discriminations. C’est le chouchou des organisations “alliées” et des médias. Il a un capital confiance au max. Il est outré par l’écart salarial mais n’utilisera pas son privilège pour que sa collègue directe ait le même salaire. Il reconnait la violence de la charge mentale sur les femmes mais « la sienne » devra faire un mi-temps dès leur premier enfant. On l’aura compris ce n’est pas la cohérence qui donne sens à sa vie. Bslama!

1. Le mauvais timing?

II fait de sa vie un combat pour la justice sociale et prend de vrais risques. Elle a une admiration incroyable pour son travail alors elle prend le temps de connaître l’homme. Après tout, ça peut être un connard dans un habit de super-héro. Elle l’admire et le lui dit. Ils ont un date. Un second. Une troisième. Tout se passe toujours très bien, une vraie complicité. Ils flirtent. Ils rient. Ils échangent des regards. C’est si rare de rencontrer une relation aussi naturelle. Au cinquième date, sa main la frôle. Son genou le cherche. Un sourire irradie leurs visages. L’alchimie est indéniable et agréable. Pourtant, ils ne passent pas à l’étape suivante.

Elle tente un move par texto. Il l’ignore. “Il ne l’a surement pas vu” alors elle retente. Il est froid. Elle ré-essaie une autre fois, même réaction. Elle ne comprend pas mais ne peut pas lui parler car ils vivent loin l’un de l’autre. Cette relation la fatigue et la décentre de ses objectifs personnels. Cela aurait pu être une belle histoire et pourtant il faut passer à autre chose avec un goût d’inachevé.

En réalité, je pourrais établir un TOP 50 mais j’aimerais éviter de verser dans le #menhating ツ

En conclusion, il y a une conviction qui est née en moi de toutes ces expériences et observations et je vais l’exprimer en anglais, la langue de mes émotions:

Never settle for social recognition. Know your worth. Keep nurturing your soul. One day a womxn, mxn, non-binary folk will admire you for that powerhouse you are. And if that day never happens you’ll gain an invaluable quality: loving 👏 every 👏 bit 👏 of 👏 yourself 👏 because 👏 you 👏 own 👏 it 👏 all 👏. Only few people can do that. You can ♥

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Crédits:

Rédaction: @sakinagm

Relecture: @0iprefernotto0 et @florencewidad

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